Taulier du LOSC aussi bien sur le terrain que dans le vestiaire, Aïssa Mandi a pris la parole avant le déplacement à Angers, dimanche (17h15) pour le compte de la 23e journée de Ligue 1. L’occasion pour le défenseur d’insister sur la confiance du vestiaire à l’égard de Bruno Genesio.
Que s’est-il passé depuis jeudi et la défaite contre l’Etoile Rouge ?
On a surtout récupéré, mentalement, parce qu’on va avoir besoin de toutes nos forces mentales pour ce prochain match, mais aussi physiquement, parce qu’il ne faut pas occulter ça. Je pense que le physique aussi joue une grande importance sur le déroulement d’un match. C’est ce qu’on a fait sur les deux jours, surtout avec des matchs aussi rapprochés. On a parlé, forcément, on a fait un retour sur le match. On a commencé à préparer aussi le match d’Angers, mais c’est vrai que le temps est assez court. Je pense qu’on a bien récupéré et qu’on est prêts.
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De quoi avez-vous parlé et avez-vous rassuré votre coach qui se demandait s’il était encore suivi par les joueurs ?
A votre avis ? Bien sûr qu’on est avec le coach. Après, c’est sûr que la prestation n’était pas au niveau. C’est normal que le coach pense des choses comme ça. Nous-mêmes, on a pris une claque. C’est sûr qu’on ne s’attendait pas à perdre, parce que comme je vous l’ai dit, on avait l’ambition de gagner ce match-là. Donc, ça montre aussi qu’on est des compétiteurs et que chaque match, même si on est dans une situation compliquée, on veut les gagner. On était forcément très déçus. Le coach en premier. En tout cas, il n’y a pas de débat là-dessus. J’ai aussi parlé avec le coach. Le groupe est à 100 % avec lui. Il n’y a pas de doute à avoir.
Comment passer d’un match à un autre en si peu de temps ?
On ne s’est pas caché derrière des excuses. On n’a pas été bon. Il faut l’assumer. Maintenant, on a le droit de tomber. Mais c’est la façon dont on se relève qui est la plus importante. Demain, il y a un match très important. On est cinquième. Marseille a perdu hier. Donc ça doit être aussi un objectif d’aller chercher toujours ce qui est au-dessus de nous. On travaille énormément. J’espère que ça va payer.

De toute façon, on est tous dans le même bateau. Du joueur jusqu’au président. Il ne faut pas lâcher.
Aïssa Mandi, défenseur du LOSC.
Le LOSC prend moins de buts mais peine toujours autant à marquer. Comment voyez-vous les choses ?
J’ai beaucoup eu ce débat avec des journalistes algériens. Dans une période où, en Algérie, on prenait beaucoup de buts. J’ai toujours dit que quand on prend beaucoup de buts, ce n’est pas seulement la défense, le gardien ou les défenseurs. C’est un travail collectif. Là, à l’heure actuelle, on est plus en inefficacité offensive. Pareil, ce n’est pas la ligne d’attaque, ce ne sont pas les attaquants. Je pense que c’est une animation aussi. On doit se remettre en question tous. Ça commence du gardien jusqu’à l’attaquant. Même les coups de pied arrêtés. En tant que défenseur, on monte sur les coups de pied arrêtés. On peut débloquer des matchs sur des coups de pied arrêtés. Il ne faut pas jeter de la responsabilité sur les autres.
Sur quels leviers peut-on jouer pour sortir d’une situation difficile comme celle-ci ?
J’ai déjà eu des séries comme ça, même pire que ça, en étant 16ème. Ça change la donne. Tu risques de descendre. C’est encore une autre pression. Là, on a la chance. Non, pas la chance. Parce qu’on le mérite. On est encore 5ème avec la bonne première partie de saison qu’on a faite. Donc il faut saisir cette opportunité-là. Les leviers, de toute façon, vous me connaissez maintenant. C’est le travail. Je ne crois qu’en ça. Et la force collective. De toute façon, on est tous dans le même bateau. Du joueur jusqu’au président. Il ne faut pas lâcher. Encore une fois, il ne faut pas compter sur nous pour lâcher. Même si certains ont l’impression que c’était moins bien dans l’esprit d’esprit jeudi. Je suis persuadé qu’on ne lâchera pas. Je crois en ce groupe.
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Quelle a été la tenue du discours du président ?
Je lui ai parlé. Mais c’est une volonté commune. On est comme ça. Je pense que c’est aussi la force de notre groupe. En tout cas, depuis que je suis arrivé, depuis l’année dernière, tout passe par le collectif et par le groupe. On a des individualités, certes, mais qui sont mises au service du collectif. Il n’y a que comme ça qu’on peut y arriver. De toute façon, jusqu’à preuve du contraire, le foot, c’est un sport collectif. C’est comme ça qu’on doit performer.
Avec la défaite de l’OM, vous pouvez revenir à proximité de la quatrième place. Est-ce une source de motivation supplémentaire ?
Il faut flirter entre la confiance qu’on a en étant cinquième et la conscience de se dire qu’on est sur une mauvaise série. C’est sûr que la ligne est très fine entre les deux. C’est notre job. On a un match très important demain. Une équipe qui est en forme et qui n’est pas loin de nous derrière. On regarde devant et on regarde aussi ce qui se passe derrière. On en parle forcément. On est des compétiteurs. On veut stopper la série le plus rapidement possible et gagner le prochain match.
ANGERS SCO – LOSC
23e journée de Ligue 1
Dimanche 22 février, 17h15
Stade Raymond Kopa, Angers
Crédits photo : Johnny Fidelin/Icon Sport
