Ahmed Kantari (VAFC) : « Bien sûr que l’on a eu peur »

Ahmed Kantari VAFC
Romain Pechon/Le 11 HDF

Soulagé après la victoire valenciennoise face à Sochaux (1-0), suffisante pour assurer mathématiquement le maintien, Ahmed Kantari fait le point à chaud sur cette saison difficile. Lucide, l’entraîneur adjoint du VAFC sait que beaucoup de travail attend le staff cet été pour préparer au mieux le prochain exercice.

Ahmed, ce maintien est un soulagement pour tout un groupe ?

On est allé le chercher avec nos forces du moment, notre bloc défensif, la solidarité, et jouer les coups offensivement avec la percussion d’Hamache, un coup de patte de Gaëtan Robail, un ballon de renard des surfaces d’Ugo Bonnet, ton gardien qui te sécurise. Ta force elle est là, et depuis trois matches, on recommence à jouer avec nos forces, et on a retrouvé un bloc équipe capable de rivaliser dans cette Ligue 2.

Avez-vous eu peur sur cette fin de saison ?

Bien sûr que l’on a eu peur. Celui qui dit le contraire, il se ment. On a eu peur parce qu’on avait perdu notre rigueur défensive qui faisait notre force. Et derrière, on était inoffensif, et quand tu n’arrives pas à gagner les matches, tu dois au moins ne pas le perdre. Le problème, c’est que les autres équipes ont gagné entre temps. Et un point par un point, tu n’avances pas beaucoup.

Durant la série de défaite, l’objectif était de retrouver au plus vite ce bloc équipe ?

En fait, un moment donné on a fait une série de six matches sans défaite. On était sur cet aspect bloc compact, ligne serrée, même si on était plus sur un 3-5-2 qu’un 3-4-3. Mais il a fallu retrouver moins de distance entre les lignes, plus de compacité dans le bloc. Après le match de Dunkerque, peut-être que c’était inconscient mais on pensait avoir fait le plus dur. On est tombé dans un excès de confiance, où on s’ouvrait, on était moins ce qui faisait notre force. Et là on est revenu à des basiques. On laisse le ballon à l’adversaire, car quand tu vis une saison comme la nôtre, la réussite te fuit, tu as moins de fluidité dans le jeu. Ce qu’on a fait contre Ajaccio, Paris et Sochaux, contre des équipes qui sont obligées de s’ouvrir, de produire du jeu. Ils avaient sécurisé leur cinquième place, ils jouaient pour gagner. Nous, c’était exploiter les espaces qu’ils allaient nous offrir. Ce soir (ndlr : samedi soir), on marque sur une transition où on arrive à mettre un temps de passe supplémentaire pour couper leur bloc en deux. Alors qu’en première mi-temps, on rendait trop rapidement le ballon à l’adversaire.

Vous avez vécu des grosses joies durant votre carrière, quel sentiment prédomine aujourd’hui ?

Franchement, c’est un gros soulagement. C’est beaucoup de stress sur les dernières semaines, beaucoup d’anxiété, sachant qu’on a la responsabilité de la survie d’un club. Ca a été une saison difficile, il s’est passé beaucoup de choses, des choses difficiles à vivre, on préfèrerait vivre des saisons comme Sochaux. Forcément dans ces moments, il faut savoir encaisser. Ce que je dis à mon entourage, c’est qu’après la pluie vient le beau temps. Il faut savoir mettre les œillères, les boules quies et faire le travail. C’est ce qu’on a essayé de faire ces derniers temps, en se recentrant sur nos forces, et ce n’est pas glorieux attention, je suis loin de me contenter de ce qu’on produit. Mais, on a senti une équipe capable de se maintenir.

Comment avez-vous vécu ce changement d’entraîneur en cours de saison ?

Ce n’est jamais évident. Moi j’ai connu des bons moments avec Olivier Guégan la première année où on avait fini septième avec le Covid. Voir un coach partir, sachant que j’avais joué avec Oliv’, je le connais depuis longtemps, c’est jamais plaisant. Mais il faut vite se réadapter, car il y a un nouveau coach qui arrive, qui n’a rien demandé. En tant qu’adjoint, c’est notre rôle de mettre le numéro 1 dans les bonnes conditions. Il faut vite se mettre à disposition du coach.

Christophe Delmotte vous remerciait juste après la victoire contre Sochaux, ce sont des mots qui font plaisir ?

Oui, on a été en flux tendu, et Christophe est arrivé, il a repris l’équipe en intérim, il n’avait jamais entraîné à ce niveau-là, il a fallu qu’on le mette dans de bonnes conditions. Lui aussi nous a délégué beaucoup de choses, on se devait de lui rendre la confiance qu’il nous a accordé. On est une équipe qui fonctionne bien.

Il y a une dizaine de joueurs en fin de contrat, VA va repartir d’une page blanche l’année prochaine ?

Il y a du travail. J’avoue que là je pense plutôt à savourer le maintien. Franchement, c’était vraiment anxiogène. Mais oui ça va vite arriver, comment on va s’organiser, tout ça va venir vite.

Ce sera avec vous ?

Ah oui, ce sera avec moi.

Propos recueillis par Arthur LASSERON

Un commentaire

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  1. Bonjour,

    je suis attristé de voir ce club ce décomposer de cette manière, c’est une gestion d’un club amateur de niveau régional
    il ne faut pas avoir une intelligence au dessus de la moyenne pour comprendre, le président du VAFC n’a pas les compétences pour une gestion d’un club de ligue 2 .
    Le seul point positif c’est l’intégration des jeunes dans le monde pro avec un petit bémol… il faut du tps pour avoir de la performance de suite en ligue 2 et le VAFC n’a plus le tps.
    Tout le monde voit mais personne ne bouge dans les hautes instance, nous perdons VAFC !

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