Ahmed Kantari (VAFC b) : « On doit pouvoir le gagner »

Ahmed Kantari
Dave Winter/Icon Sport

Lors de la treizième journée de national 3, la réserve du VAFC a vu son adversaire, Compiègne, recoller au score sur la dernière action du match. Pour l’entraîneur des jeunes Rouge et Blanc, Ahmed Kantari, ce résultat est assez frustrant. Entretien. 

Se faire égaliser dans les derniers instants, c’est assez rageant ?

C’est toujours frustrant de se prendre un but sur la dernière action du match, sur un coup de pied arrêté en plus. Un coup franc anodin et évitable. On a la frustration de perdre deux points car on avait le sentiment d’avoir fait le plus dur dans un match qui correspondait exactement à ce que je m’attendais. Une équipe de Compiègne qui a mis beaucoup d’intensité, qui a cherché à jouer vite vers l’avant et qui a mis des ingrédients pour faire un vrai match de national 3. Mais la satisfaction c’est qu’on s’est montré présent. On a su être présent dans l’impact, dans le combat. Et en plus de ça on a posé notre jeu. Sur quelques séquences, on a fait de très belles ressorties. On marque deux buts, à l’extérieur en plus. Donc c’est dommage de ne pas repartir avec les trois points.

Ce match nul est-il d’autant plus frustrant lorsque l’on sait que Feignies a perdu ?

Très sincèrement, je ne m’occupe pas des autres. J’analyse plutôt le contenu. Je pense que sur un match comme celui-ci, avec un peu plus d’expérience, on doit pouvoir le gagner et éviter de donner deux buts sur coups de pied arrêtés.

Vous avez fait jouer beaucoup de jeunes lors de cette rencontre aussi…

C’est très jeune mais les joueurs qui ont joué ont répondu présent, il y a eu de grosses grosses satisfaction. On sent que les joueurs évoluent bien depuis le début de saison. On n’avait pas de renfort de la part des pros donc c’était vraiment les jeunes du centre de formation. Ces des matches hypers formateurs pour eux et je suis content de la manière avec laquelle ils ont appréhendé ce match. On était sur une moyenne d’âge de 18 ans et moins. On avait quatre 2004, un 2006… Donc contre des joueurs qui ont une trentaine d’années, il y a une différence. Mais ça fait partie de leur formation.

Cette différence on la voit à quel niveau surtout ?

C’est la gestion émotionnelle. Il y avait un contexte avec une forte pression de l’environnement. Ce qui est normal car Compiègne joue son maintien, sa survie. Elle l’a joué de fort belle manière, il faut savoir rendre hommage à cette équipe. Je suis aussi content pour eux car l’entraîneur c’est un ami. Mais nous on doit être capable d’être meilleur dans la gestion des émotions, dans la gestion des temps forts de l’adversaire, avoir plus de calme, plus de sérénité. C’est le défaut de la jeunesse.

Propos recueillis par Clément Rossi

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