Accord UNFP-LFP : le gouvernement donne son aval

Au début du mois, la Ligue de football professionnel (LFP) et l’Union nationale des footballeurs professionnels (UNFP) avaient trouvé un accord à propos d’une baisse provisoire des salaires des joueurs. Soumis à l’aval du gouvernement, le projet va désormais pouvoir entrer en vigueur. 

Le gouvernement donne son accord

Face à la crise du Coronavirus, la LFP – représentée par Jean-Pierre Caillot (le président de Reims) et l’UNFP – par la présence de Philippe Piat (son co-président) – avaient trouvé un accord sur le report d’une partie des salaires des joueurs d’ici la reprise des compétitions. Un protocole qui nécessitait encore l’aval du gouvernement. C’est chose faite depuis ce dimanche. « Après analyse juridique, nous vous confirmons que le fractionnement de l’indemnité d’activité partielle prévu au sein de l’accord du 7 avril 2020 entre les clubs professionnels de football (L1 et L2) et l’UNFP est valable, fait savoir le gouvernement, par le biais du ministère des Sports, dans un document que nos confrères de l‘Équipe ont pu se procurer. Le cas échéant, si vous souhaitez disposer d’un document complémentaire sur les exonérations de charges sociales afférentes, nous vous invitions à formuler une demande de rescrit auprès de l’ACOSS (Agence centrale des organismes de sécurité sociale). »

Concrètement, les clubs seront exonérés des charges patronales sur les 70% des salaires touchés par leurs joueurs en chômage partiel suite à la pandémie du Covid-19, tandis que les salaires d’avril seront payés en deux fois : la première à la fin du mois et le reste le mois suivant la reprise du Championnat ou si ce dernier est arrêté. Désormais, les clubs auront le loisir de négocier avec leurs joueurs un avenant à leur contrat de travail pour acter de nouvelles diminutions de revenus, de l’ordre de 20 à 50% comme le prévoit l’accord trouvé avec l’UNFP. En contrepartie, les formations de Ligue 1 et de Ligue 2 ont proposé de ne pas demander, sans que cela soit obligatoire, le remboursement des 4 850 euros auxquels ils ont le droit pour les salaires supérieurs à 200 000 euros brut mensuels.

Reste à savoir si Bernard Joannin profitera de ce dispositif pour procéder à des économies non substantielles en cette période si particulière. Quoi qu’il en soit, il faudra passer à la caisse en versant l’intégralité des salaires à la fin de la saison, que les compétitions reprenaient ou non.

Source : L’Equipe

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