Dans l’incompréhension par rapport au début de seconde période de l’Amiens SC contre l’ESTAC (0-2), lundi en conclusion de la 25e journée de Ligue 2, Omar Daf retenait toutefois du positif sur l’ensemble de la prestation collective livrée par son équipe. Entretien.
Omar, on imagine que cette nouvelle défaite de l’Amiens SC vous laisse des regrets au regard de votre première mi-temps ?
Énormément, je pense qu’on fait une bonne entame, on arrive à rivaliser avec cette équipe qui n’est pas là par hasard. Mais à ce niveau-là, dans notre situation, on ne peut pas rater autant d’opportunités. Je pense que la première mi-temps nous laisse aujourd’hui beaucoup de regrets, la deuxième a été beaucoup plus compliquée.
Comment expliquez-vous ce début de deuxième période complètement ratée, avec des erreurs assez grossières qui remettent clairement votre adversaire dans le match ?
Je pense que c’est exactement ça. L’ouverture du score vient aussi sur une perte de balle dans une zone où on doit aérer le jeu beaucoup plus rapidement. On sait que quand on est mené face à une équipe avec une telle qualité technique, ça devient plus dur, mais on doit avoir une autre réaction. Je n’ai pas du tout aimé la réaction après l’ouverture du score. La mi-temps peut amener une cassure, mais ça n’explique pas tout.
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Cela n’explique pas les erreurs techniques. Je pense qu’on leur donne des munitions et ils n’avaient pas besoin de ça. En première mi-temps, on avait plus de maîtrise, on arrivait à sortir de leur pressing, ce qui les a mis en difficulté. On a trouvé de la largeur et avec la profondeur on se procurait pas mal de situations. Par la suite, ça a été beaucoup plus difficile.
Vous le sentez tout de suite, depuis le bord du terrain, que ça délite ? Et comment intervenez-vous pour tenter de stopper l’hémorragie ?
Oui, on essaie. Depuis le banc, on a beau donner de la voix mais on est moins impactant. C’est là aussi qu’on manque un peu de leaders sur le terrain à ce moment-là. Etre mené 1-0, le match n’est pas terminé. Je pense qu’on a mis du temps avant de reprendre le fil du match et de pouvoir essayer de revenir au score. Le premier but nous a fait très, très mal. Je suis triste pour les garçons aussi parce qu’en première mi-temps, ils nous ont montré des belles choses. En fin de match aussi, il y a eu une réaction, mais il y a eu ce quart d’heure-là, au début de mi-temps, où on perd des ballons, où l’ouverture du score nous fait mal à la tête. Il faut le reconnaître. Le deuxième but arrive derrière. Je suis très déçu du dénouement de cette rencontre. On va continuer à travailler, parce qu’il y a quand même eu de bonnes choses face à une très belle équipe.

Nordine Kandil symbolise un peu votre match. Il est très performant dans le jeu, dans la phase de préparation, mais il rate deux belles occasions d’ouvrir le score. Cela peut-il être un coup d’arrêt pour lui ? L’avez-vous senti particulièrement marqué après le match ?
Triste, je pense, pour l’équipe, parce que je pense qu’il nous aurait permis de prendre l’avantage. Je pense qu’il a deux belles opportunités. Ça fait partie du jeu. J’aurais aimé voir mon équipe mener au score, qui plus est avant le plan de jeu qu’on avait. Je pense que le match aurait été complètement différent. Malheureusement, c’est l’inverse qui s’est produit en début de deuxième mi-temps et on s’est compliqué la tâche.
Le scénario rend-il cette défaite encore plus difficile à encaisser et comment laver les têtes avant un match crucial à Boulogne dès vendredi soir ?
Dans les têtes, il faut rapidement passer à autre chose. Je pense qu’on aurait aimé battre cette équipe-ci pour se mettre dans les meilleures dispositions. Mais l’adversaire était de qualité et on aurait pu faire un résultat, mais on a commis des erreurs qui ne nous ont pas permis de le faire ce soir. On dit souvent que quand on est dans le bas du classement, les erreurs, on est tout de suite sanctionné. Alors que nous, on a eu des opportunités, des frappes qui ont été déviées, tout est passé à côté. On a l’impression que quand on est dans le dur, les situations de l’adversaire vont au fond, comme à Grenoble, avec des ballons qui sont déviés. Mais il faut continuer à se battre jusqu’au bout. Il reste encore des matchs, même s’il en reste de moins en moins. On va tout donner pour aller chercher des points nécessaires.
Le groupe est encore réceptif à ce discours ?
De toute façon, c’est ma mentalité, c’est notre travail. Il y a des bons moments, il y a des moments plus difficiles. Et quand c’est plus difficile, là on voit des hommes. Il faut faire face et continuer à travailler, comme nous l’avons fait en première mi-temps, comme nous l’avons fait aussi une partie en deuxième mi-temps. Face à un tel adversaire, on ne peut pas se permettre d’avoir un quart d’heure de flottement et on l’a payé.
La situation se complique un peu au classement…
Oui, c’est sûr. Ce match-là nous aurait permis de recoller au groupe de cinq qui était juste devant nous. On savait qu’on avait un gros challenge face à une belle équipe. Je pense qu’on a pris le match par le bon bout. On avait du temps aussi pour le préparer. Je pense que ça s’est vu sur la première mi-temps. Après, c’est dommage qu’on n’ait pas concrétisé nos occasions. Et surtout, ce que je regrette, c’est le gros quart d’heure d’erreurs techniques qui ont complètement relancé cette équipe. Oui, je sentais qu’après l’ouverture du score, on avait eu du mal à relancer la machine.
Quelle était l’idée dans votre triple changement ?
Je sentais qu’on avait du mal à relancer la machine. Je voulais secouer tout ça, faire entrer du sang frais pour essayer d’inverser la tendance. Malheureusement, le deuxième but arrive très rapidement. Ça va être compliqué de digérer. Mais on va passer à autre chose. Parce que ça ne sert à rien de s’attarder sur ce résultat. Maintenant, il faut se projeter rapidement sur le match de vendredi. C’est ça le plus important.
Propos recueillis par Romain PECHON
Crédits photo : Anthony Bibard/FEP/Icon Sport

oui c’est vrai
préparer pour le nationale l’année prochaine.
je pense que Romain est d’accord avec cela
il faut arrêter de lui donner la parole si c’est pour nous répéter la même chose depuis des mois….