Trop stérile offensivement et particulièrement friable défensivement, le LOSC a pris l’eau contre le RC Strasbourg (1-4), dimanche soir. De 2 à 5, découvrez nos notes après cette rencontre comptant pour la 19e journée de Ligue 1.
Ils ont soufflé le chaud et le froid
Au coeur d’un collectif en perdition, avec un bloc équipe qui n’a eu de cesse de s’étioler au fil des minutes, Ayyoub Bouaddi (5) a tenté, souvent en vain, de mettre du liant. Sans ballon, il fut également l’un des rares Lillois à être actif au pressing sur la durée de la rencontre. Malheureusement, il n’a que très peu souvent trouvé un relais pour combiner et ainsi faire avancer le jeu de son équipe. C’est aussi lui qui se procure la meilleure occasion en première période avec une frappe lointaine qui a mis à contribution Mike Penders.
Certes, Ethan Mbappé (5) a eu beaucoup de déchets. Le cadet de la célèbre fratrie n’a pas toujours fait les bons choix non plus, préférant frapper plutôt que de centrer. Toutefois, il fut bel et bien le seul offensif à faire des différences, que ce soit balle au pied ou par la course. En début de seconde période, le danger est tout le temps venu de son côté droit. Et ce n’est sans doute pas un hasard si sa baisse de régime, peu après l’heure de jeu, a coïncidé avec la fin des infimes espoirs du LOSC.
Les déceptions
Pour son retour dans la onze de départ, Chancel Mbemba (2) est littéralement passé à côté de son match. C’est très certainement à lui que Bruno Genesio pensait lorsqu’il a évoqué « le manque de mobilité » de son arrière-garde. Sur le premier but strasbourgeois, il est d’abord trop passif pour empêcher Joaquin Panichelli de lui passer devant. L’Argentin s’est ensuite trop facilement déjoué de son timide marquage pour marquer en pivot. Constamment à contre-temps, le Congolais est également sur la photo du deuxième but, où il subit le une-deux entre Panichelli et Enciso.
Souvent volontaire, Romain Perraud (2) n’a cette fois-ci pas sauvé son match par un engagement de tous les instants. Déjà sur un fil à Vigo en milieu de semaine, le piston gauche a cette fois-ci sombré face au tandem Doué-Moreira. Sur le premier but, il est trop facilement mis hors d’atteinte et peine à faire la course de replacement, ce qui laisse Guéla Doué dans un confort pour centrer. Sur le second, il perd le duel aérien à l’origine de l’action. Quant au troisième but, il est tout bonnement mystifié par Diego Moreira, le passeur décisif. Un véritable calvaire de bout en bout. Remplacé par Calvin Verdonk (69′).
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Il est loin le temps où Olivier Giroud (2) sortait sous l’ovation du public du Stade Pierre-Mauroy. Face à Strasbourg, le champion du monde 2018 a même eu le droit à une véritable bronca. Sans doute parce qu’il incarne les limites actuelles d’un LOSC assez stérile sur le plan offensif. Isolé à la pointe, sevré de ballons et affichant une connexion quasi nulle avec ses partenaires d’attaque (Ethan Mbappé, Matias Fernandez-Pardo), Olivier Giroud a finalement erré comme une âme en peine, attendant désespérément des bons centres de ses partenaires.
Romain PECHON
Les notes de LOSC – RC Strasbourg :
Ozer (3) – Ngoy (3), Mbemba (2), Mandi (3) – Santos (3), Bouaddi (5), Mukau (3), Perraud (2) – Mbappé (5), Giroud (2), Fernandez-Pardo (4)
Crédits photo : Philippe Lecoeur/FEP/Icon Sport
